Le Monde comme il va

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Fanatisme religieux et néo-conservatisme

Nouvelle donne, vieille rengaine, émission n°4 (novembre 2015)

De nouveau le terrorisme islamiste lié à Daech a frappé l'hexagone avec une violence rare. Ces « fous d'Allah » comme certains les appellent ont voulu punir l’État français pour son implication militaire dans un conflit syrien qui fait quotidiennement des dizaines et des dizaines de morts. Mais il y a plus que cela, plus que ce dent pour dent et œil pour œil.

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Erdogan : la stratégie du pire

Nouvelle donne, vieilles rengaines n°1 (12 octobre 2015)

Que recherche Recep Tayyip Erdogan, le président turc ? Telle est la question qui se pose depuis qu'il a engagé l'armée dans une guerre brutale contre le mouvement kurde.
Depuis 2003 et la conquête du pouvoir par son parti, l'AKP, le Parti de la justice et du développement, Erdogan a su conjuguer « modernité » et « tradition », et faire rimer développement capitaliste effréné et conservatisme religieux et sociétal. Il a incarné un temps un islamisme modéré dans lequel une grande partie de l'électorat turc s'est reconnu, notamment en province. Il fut même réélu brillamment en 2007, 2011 et enfin 2014, où il est devenu le premier président de la République de Turquie élu dès le premier tour de scrutin au suffrage universel direct. Malheureusement, cette victoire attendue ne fut pas complète puisque l'AKP n'a pas obtenu la majorité absolue. Or, autant que sa réélection, c'est la majorité absolue que recherchait Erdogan, car celle-ci lui était nécessaire pour faire passer son projet de réforme constitutionnelle faisant de la Turquie un régime présidentiel. Il faut dire que les années passant, Erdogan s'est transformé en une sorte d'« hyperprésident », en autocrate, multipliant les projets pharaonesques (ponts, buildings, palais...) censés incarner le retour au premier plan d'une Turquie moderne, fastueuse et islamo-compatible, une Turquie qui soit à la hauteur de ce que fut jadis l'Empire ottoman. Les islamistes, modérés ou radicaux, ont beau se référer à l'Ouma, à la communauté des croyants, ils n'en demeurent pas moins prisonniers des cadres nationaux dans lesquels ils s'expriment. A ce jeu-là, Erdogan n'est pas moins nationaliste qu'un kémaliste, et sa volonté de refaire de la Turquie une puissance régionale en témoigne.

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A toute vapeur contre Boko Haram…

Chronique (février 2015)

Si l'on en croît certains observateurs, Boko Haram serait déjà sur le reculoir, et le fait que la secte nigériane ait tenté de s'emparer de quelques villes du sud-Niger est davantage le signe d'une fuite en avant qu'une démonstration de force. Ainsi il aura suffi qu'une véritable armée, en l'occurrence celle du Tchad, entre dans la danse pour que les troupes de Boko Haram connaissent de cuisants revers. Il faut dire que l'armée tchadienne est réputée pour son professionnalisme et sa brutalité, elle qui défend becs et ongles depuis tant d'années ce grand démocrate d'Idriss Déby, grand ami de la Françafrique. Mais si vaincre Boko Haram militairement est de l'ordre du possible, il sera tout aussi indispensable de s'attaquer aux conditions politiques, économiques et sociales qui ont rendu possible l'émergence d'un tel mouvement.

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Syrie, la violence comme seule issue

Chronique (octobre 2014)

La pièce est sombre, le gamin se tient là, debout, et il tient à deux mains un revolver trop lourd pour lui sous le regard amusé d'une demi-douzaine de jeunes hommes. Nous sommes quelque part en Syrie, en zone rebelle, loin de tout mais pas assez encore pour échapper aux bombardements de l'armée nationale. En attendant Daech…

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Turquie : fin de partie ?

En Turquie, Recep Tayyip Erdogan tient encore les rênes du pouvoir mais il sait que son temps est compté. Celui qui reçut le Prix Kadhafi des droits de l'homme en 2010 est plus que chahuté depuis près d'un an, tout à la fois par une fraction de la jeunesse que son conservatisme énerve, par l'armée qui plane au-dessus du pouvoir, prête à remettre « son ordre » si d'aventure Erdogan remettait en cause la laïcité turque, mais également au sein même de son parti, le Parti de la justice et du développement (AKP), où certains ne supportent plus son autoritarisme.

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Pourquoi je ne suis pas chrétien

Bertrand Russell
Pourquoi je ne suis pas chrétien
Lux, 2011

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La Tunisie d'Ennahda

Chronique n°6 (novembre 2011)

En Tunisie, en octobre dernier, les urnes ont rendu leur verdict. Comme beaucoup le craignaient, ce sont les islamistes du parti Ennahda qui sont arrivés en tête. En tête, mais pas suffisamment pour gouverner seul. Au sein de cette Assemblée constituante, Ennahda sera donc à la tête d'une coalition chargée de préparer la nouvelle Constitution et de gérer une situation économique et sociale difficile.

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La Bible, un point c'est tout !

Emission n°26 (avril 2010)

Lundi soir dernier, cherchant à en perdre haleine de quoi alimenter mon émission hebdomadaire, je me suis mis à fureter au hasard dans mes archives électroniques. Je cherchais un truc drôle à vous raconter, histoire de pimenter un quotidien morose et bouché, et pas seulement par un fichu nuage de poussière islando-volcanique. C'est alors que je suis tombé sur une bien belle histoire qui raillait en 2004 les fondamentalistes chrétiens et leur lecture littérale de la Bible.

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Alternatives Sud, numéro spécial sur le monde arabe

Emission n°20 (février 2010)

Alternatives Sud
Etat des résistances dans le sud – 2010 : Monde arabe
Syllepse/centre tricontinental, 2009.

Chaque fin d'année, la revue Alternatives Sud nous livre un volume faisant le point sur les mobilisations sociales et politiques ayant marqué une aire géographique donnée. En 2009, ce fut au tour du monde arabe d'être ainsi ausculté par une vingtaine de chercheurs et journalistes.

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Confluences Méditerranée : Liban, de problèmes en crises

Emission n°16 (janvier 2010)

Confluences Méditerranée, n°70 (Eté 2009, Liban, de problèmes en crises), L'Harmattan.

« Pour que je revienne aux urnes, il faudrait d'autres candidats. Des candidats qui ne soient pas le produit d'un système féodal totalement dépourvu de sens, des candidats qui ne soient pas issus de familles dont l'histoire est sanglante, des candidats intègres et qui défendent des principes qui me tiennent à coeur. » Ainsi parle Samar, Libanaise d'une trentaine d'années. En peu de mots, cette jeune femme éduquée qui travaille dans une ONG résume fort bien la situation politique du Liban, pays qui fait l'objet du dernier numéro de la revue Confluences Méditerranée.

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