Le Monde comme il va

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Tag - Nationalisme

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Erdogan : la stratégie du pire

Nouvelle donne, vieilles rengaines n°1 (12 octobre 2015)

Que recherche Recep Tayyip Erdogan, le président turc ? Telle est la question qui se pose depuis qu'il a engagé l'armée dans une guerre brutale contre le mouvement kurde.
Depuis 2003 et la conquête du pouvoir par son parti, l'AKP, le Parti de la justice et du développement, Erdogan a su conjuguer « modernité » et « tradition », et faire rimer développement capitaliste effréné et conservatisme religieux et sociétal. Il a incarné un temps un islamisme modéré dans lequel une grande partie de l'électorat turc s'est reconnu, notamment en province. Il fut même réélu brillamment en 2007, 2011 et enfin 2014, où il est devenu le premier président de la République de Turquie élu dès le premier tour de scrutin au suffrage universel direct. Malheureusement, cette victoire attendue ne fut pas complète puisque l'AKP n'a pas obtenu la majorité absolue. Or, autant que sa réélection, c'est la majorité absolue que recherchait Erdogan, car celle-ci lui était nécessaire pour faire passer son projet de réforme constitutionnelle faisant de la Turquie un régime présidentiel. Il faut dire que les années passant, Erdogan s'est transformé en une sorte d'« hyperprésident », en autocrate, multipliant les projets pharaonesques (ponts, buildings, palais...) censés incarner le retour au premier plan d'une Turquie moderne, fastueuse et islamo-compatible, une Turquie qui soit à la hauteur de ce que fut jadis l'Empire ottoman. Les islamistes, modérés ou radicaux, ont beau se référer à l'Ouma, à la communauté des croyants, ils n'en demeurent pas moins prisonniers des cadres nationaux dans lesquels ils s'expriment. A ce jeu-là, Erdogan n'est pas moins nationaliste qu'un kémaliste, et sa volonté de refaire de la Turquie une puissance régionale en témoigne.

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On est toujours le nègre de quelqu'un

Chronique (novembre 2013)
Par Patsy et Fabrice

Depuis quelques semaines, l'extrême-droite a fait de Christiane Taubira sa cible favorite. Il faut dire que la Garde des sceaux l'a bien cherché. Elle est femme, noire, intelligente et pugnace, soit l'incarnation même de ce que les racistes exècrent : la capacité des individus à ne pas se tenir à un rôle défini par autrui (Dieu, la Science ou les Dominants).

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Coupe du monde : des anarchistes sud-africains s'expriment

Emission n°33 (juin 2010)

Pour le Front anarchiste-communiste Zabalaza sud-africain, il n’est pas question de participer à la liesse populaire provoquée par la Coupe du monde 2010. Dans un très long communiqué, il s’en prend au discours du gouvernement Zuma qui présente cet événement comme une opportunité unique pour l’Afrique du sud d’améliorer les conditions de vie de sa population. Pour les libertaires sud-africains, cette opportunité « été et continue d'être celle de la gloutonnerie frénétique de l'élite dirigeante sud-africaine comme du capital national ou global. »

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Alireza Manafzadeh, La construction identitaire en Iran

Emission n°25 (avril 2010)

Alireza Manafzadeh, La construction identitaire en Iran, L'Harmattan, 2010

« C'est le nationalisme qui crée les nations et non pas le contraire » expliquait l'anthropologue Ernest Gellner dans son célèbre Nations et nationalisme (Payot, 1989). La lecture du livre d'Alireza Manafzadeh, La construction identitaire en Iran, publié par L'Harmattan, en apporte encore l'illustration.

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