Le Monde comme il va

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« T'es pour qui, toi ? » (Deuxième partie : Egypte et Tunisie)

Chronique (janvier 2015)

« T'es pour qui, toi ? » Ma fille, ses neuf ans et son mètre trente me posent souvent cette question quand j'émets une sorte de grognement d'insatisfaction à l'écoute des informations.
« T'es pour qui, toi ? » et invariablement, je lui fais la même réponse : « Pourquoi voudrais-tu que je choisisse un camp plutôt qu'un autre ? Et pourquoi la télé ne nous montre-t-elle souvent que deux camps ? » Mais ne croyez pas que je veuille me défiler en lui répondant cela. Prenons pour exemples l'Egypte et la Tunisie.

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Tu twittes ou tu milites ?

Chronique n°20 (avril 2011)

Il y a de cela un mois, les Egyptiens ont été appelés à se prononcer par referendum sur quelques modifications apportées à la constitution. Ces réformes portaient essentiellement sur les modalités de l'élection du président de la République et sur la durée de son mandat.
Ainsi, le prochain président égyptien ne pourra accomplir successivement que deux mandats de quatre ans. Parallèlement, le recours à l'Etat d'urgence se voit mieux encadré : il ne devra durer que six mois et ne pourra être renouvelé que par référendum. Il faut dire que cela fait trois décennies que le pays est en état d'urgence !

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Tunisie : le temps de la normalisation

Chronique n°15 (février 2011)

La semaine passée, le peuple égyptien retînt son souffle. Nous étions le jeudi 10 février 2011 et Hosni Moubarak allait bientôt prendre la parole sur la télévision nationale. Allait-il annoncer son départ ? Beaucoup l’espéraient tant son pouvoir semblait délégitimé. Il n’en fut rien. Pourtant la CIA y était même allée de son communiqué : était-ce une façon de mettre la pression sur le président égyptien, ou une nouvelle preuve de son incapacité à contrôler son arrière-cour ? Nous ne le savons pas, et nous ne le saurons peut-être jamais.
Bref, ce jour-là Hosni Moubarak se contenta de transmettre tous les leviers de commandement à son fidèle lieutenant, le vice-président Omar Souleimane, un septuagénaire bien en vue dans toutes les chancelleries occidentales, qui a la main sur les services secrets égyptiens depuis quelques lustres, et qui s’est fait une solide réputation dans la lutte contre l’islamisme radical.

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La démocratie ? Oui, mais dans l’ordre et la discipline !

Chronique n°13 (février 2011)

Après la Tunisie, c’est l’Egypte qui est secouée depuis une semaine par la colère. La tension est forte, aussi forte que la répression, mais Hosni Moubarak semble pour l’heure toujours solidement accroché à son poste et bien peu désireux de céder son sceptre. Il peut visiblement s'appuyer encore sur de nombreux partisans, chose qui a fait totalement défaut à Ben Ali.
Tout le monde se réjouit de voir des peuples asservis, humiliés, habitués à courber l’échine et à parer les coups, soudainement se lever, crier leur ras-le-bol et réclamer le changement.

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